précarité

Quand la Pub fait l’éloge de la précarité – Par Edouard Vuiart

Edouard Vuiart (), diplômé de Sciences Po et de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), est analyste, essayiste et membre de l’équipe Les-Crises.

L’amer à boire

Je ne vous demande pas de me croire Mais je n'ai plus rien à boire... À part l'amer, l'amer à boire... Mes fruits n'ont plus de jus... un zeste de citron, une écorce d'orange... Et pourtant, je n'ai jamais été... aussi heureuse... aussi épanouie... aussi ravie. Je ne suis pas tentée par les bras cassés, mais par la main tendue... J'ai envie de redonner de l'espoir, pas d'en recevoir.

25 euros pour notre dame

Hier ou peut être aujourd'hui, quelqu'un m'a écrit... Il a appris ou compris que je vis sans ressources, il a donc décidé de faire appel à mon esprit. Par charité ou par fantaisie, il voudrait que j'écrive pour lui, un texte par jour comme le faisait Guaino pour Nicolas ou Buisson pour Sarkozy. Il a même agrémenté sa flatterie en fixant un prix : 25 euros tout ronds!

La petite vendeuse de scénarios

Mon Dieu, suis-je obligée de mendier ? Il fait froid et mon amour propre est à l'étroit. Je ne crois pas que la précarité puisse être surmontée une bonne fois pour toutes... La charité est passagère mais non salutaire, elle étanche la soif mais ne la retranche pas... elle panse la plaie mais ne compense pas la douleur... elle remonte le moral mais ne démonte pas le mal !  

Les agités du bocal

Les agités du bocal ont cru bon d'ouvrir le bal à tous ceux qui ne savent pas danser... sur la corde raide de l'instant présent. Ils se font de plus en plus mal avec leur idéal. On a beau leur dire que l'idéal n'existe pas, ils font comme s'il existait et plus ils le font exister et plus ils font du mal. Avis à tous les agités du bocal :

Samedi… quelque chose.

On n'a pas attendu longtemps pour voir les urnes nous uriner dessus. Tous les déçus de la démocratie indirecte s'apprêtent à descendre dans la rue... parce que leur liberté est désormais sans objet, abjecte.

Plus d’attaches !

 
Je n'ai pas cinquante ans Mais cinquante bonnes raisons De renoncer à notre système d'abonnements Oligarchique et un peu trop académique. Je préfère encore l'incertitude absolue liée aux dons à la certitude étriquée de Cupidon Tant pis pour la sécurité ! Mieux vaut mourir à l'air libre Que vivre avec de faux airs de liberté. Sans œillères et sans frontières Quel existant n'est pas à la merci d'un coup de vent ?

Oligarchie

N’ayons pas peur de le dire : nous sélectionnons lors d’élections une poignée d’oligarques qui nous volent le pouvoir. Sous le masque de la démocratie notre République prospère d’oligarchie en oligarchie (oligoi : petit nombre, arkhê : gouvernement), où « les hommes au pouvoir écrivent les règles de leur propre pouvoir. »