productivisme

Besoin d’achat et savoir d’achat

Dans sa nature première, l’homme fraîchement civilisé, respectant les cycles biologiques, produisait et consommait à l’exclusive de la juste satisfaction de ses besoins organiques. Par quel malheureux processus l’homme moderne est-il rentré dans cette folle logique de consommation sans fin ? Par quelle subtile ingénierie sociale en est-il arrivé à convoiter tant d’objets frivoles ? La dérive consumériste peut s’appréhender comme une inflation du principe des plaisirs.

L’art à l’épreuve du capitalisme

Andy Warhol, chantre de l’art dit « populaire », fut un des premiers à introduire la notion de reproduction massive d’une même image ou d’un article de consommation courante dans ses œuvres. Par sa pratique artistique, l’homme qui se plaisait à dire que : « Gagner de l’argent est un art, et faire de bonnes affaires est le plus grand des arts »,  ne faisait-il  que relever, en bon interprète de la réalité, les travers symptomatiques d’une société tournée vers le productivisme et la consommation de masse ?