Proudhon

Rendez-moi mon argent !

Quelle que soit notre position sur l'échiquier de la vie, nous sommes, nous serons toujours tributaires de la moins gratifiante des oppositions : celle qui oppose les riches aux pauvres et les pauvres aux riches. C'est une ligne de démarcation qui décrit le mieux notre condition inhumaine.

Trois photos du général

La politique ne m’intéresse que lorsqu’elle est située sur le terrain tragique et qu’elle met aux prises un individu, l’histoire et le destin. Autant dire que, né en 1959, je n’ai jamais eu l’occasion de me passionner pour les péripéties qui ont conduit au pouvoir un banquier matois, un inspecteur des finances arrogant, un avocat véreux et un énarque impulsif, tous complices de ceux qui ont installé l’histoire dans le registre hystérique et décérébré de la comédie de boulevard.

L’anarchie est morte, vive la démocratie !

L’anarchie, aujourd’hui, c’est un folklore. Se réclamer d’un monde sans ordre revient presque à promouvoir un chaos digne des pires barbaries de notre Histoire. Pour tout dire, tous ceux qui, depuis quelques décennies, se revendiquent comme anarchistes, s’accaparent outrancièrement une fierté et un prestige plus proches de la mystification que de la vertu. Ils sont les idiots utiles à toute réelle entreprise révolutionnaire.

Bourgeoisie et propagande chez Victor Hugo

Il y a quelques mois j’accompagnais un groupe d’enfants visiter la maison de Victor Hugo, Place des Vosges. Une « visite culturelle » pour agrémenter les vacances de nos petits parisiens privés d’exode estivale. Heureusement, nous fûmes confiés à une conférencière inspirée nous contant de belles histoires de grand père !

Le peuple règne et ne gouverne pas

D’après la théorie du suffrage universel, l’expérience aurait prouvé que la classe moyenne, qui seule exerçait naguère les droits politiques, ne représente pas le Peuple ; loin de là, qu’elle est, avec la monarchie, en réaction constante contre le peuple. On conclut que c’est à la nation, tout entière, à nommer ses représentants.

La démocratie est une aristocratie déguisée