Provoquer le débat

Migration : à qui profite les naufrages ?

La tête dans le sable, et l’écume de l’eau qui vient se déposer sur ce petit corps sans vie, tandis qu’un secouriste vient mettre fin à la prise de vue, bien opportune, . L’image du petit syrien aura fait le tour du monde, à grand renfort de chialeries journalistiques et d’invectives politiques quant à “l’obligation à l’action”.

Le Front des illusions

Alors comme ça nous sommes passés à deux doigts d’une révolution lors des régionales ? Et dire qu’il aurait suffit d’une poignée de millions d’électeurs de plus pour amorcer le changement… D’ailleurs, j’entends certains militants déclarer que nous autres, abstentionnistes revendiqués, serions coupables de ne pas sincèrement vouloir libérer la France des griffes de nos républicains corrompus aux intérêts impériaux.

Du business de la charité

Hiver des sans-abris, maladies orphelines, famines et autres grandes causes humanitaires, la société du capitalisme financier, celle qui provoque de la précarité à grande échelle, convoque ses administrés à intervalles réguliers pour de grandes cérémonies caritatives…

Entre tragédie et chaos

« Il n’y a pas d’innocents ! » rétorqua Emile Henry au juge lui reprochant de s’en être pris aux habitués du Terminus dans la soirée du 12 février 1894. Le jeune terroriste avait patiemment attendu que l’éminent café de Saint Lazare soit bien peuplé pour lancer sa marmite pleine d’explosifs.

Le nouvel ordre mondial passe par Damas

Si la Syrie tombait, la Russie serait, en plus d’une humiliation diplomatique, menacée dans son intégrité territoriale, ce qui pourrait induire un éclatement de la Fédération de Russie. Les événements qui se déroulent actuellement en Syrie ne sont en aucun cas liés à la question de démocratisation de la société ni dans le sens de plus de liberté pour les Syriens.

Houellebecq : une imposture littéraire

Privilège du pamphlétaire il est le premier à donner des coups ; la politesse veut qu’ensuite on lui rende au centuple. Tout ça est de bonne guerre. A moi donc l’honneur de dézinguer le dernier roman de Michel Houellebecq, Soumission, avant de recevoir les salves de ses dilettantes. De toute façon, quelle littérature peut se targuer d’une adhésion unanime ? Même le Voyage de Céline trouve ses détracteurs…

Onfray mieux de le lire

Il semblerait qu’en cette rentrée morose tout le monde ait son mot à dire sur Michel Onfray. Cela en est même devenu un show croustillant pour le spectateur lambda n’ayant que faire habituellement de métaphysique. Quoique, même si Onfray propose dans son œuvre une doctrine quelque peu explicite, il n’a jamais été question de philosophie à proprement parler dans ces joutes médiatiques.

La grève : ni sauvage, ni inutile !

Tout au long de l’histoire, la grève a bien souvent constitué l’ultime recours à la portée des travailleurs pour appuyer leurs revendications et leurs droits. Une arme que certains jugent totalement inefficace ou improductive alors que le politique s’emploie à en réduire toujours plus la portée, notamment par l’imposition d’un « service minimum » dans les secteurs publics.

Les acquis sociaux, fruits de la mobilisation populaire

Immigration de masse

Le sujet de l’immigration est un domaine délicat à traiter. En effet, ceux qui seraient tentés d’en discuter sereinement incarneraient vite, aux yeux des censeurs de la pensée, l’extrémisme et autres termes en « isme » peu ragoutants. Ils seraient rapidement diabolisés sur cette terre qui a vu en partie naître les Droits de l’homme, enfin, les droits de l’individu. Tout cela ne doit en aucune mesure empêcher le débat. Au contraire ! Car où il y a censure, où il y a tabou, il y a un hic !

L’enfer de Lance

Beaucoup connaissent désormais notre maxime : Il n’y a pas d’innocents, soit on sauve personne, soit on sauve tout le monde. Il semblerait que Stephen Frears, le réalisateur de The program ne la partage pas. Ainsi, il profite du grand écran pour déshonorer un homme ayant pourtant déjà fait son mea culpa, et pour cracher, avec indécence, sur l’un des sports les plus populaires en France : le cyclisme.

Les chiens de garde

  La philosophie nous enseigne la servitude. Elle la justifie et la légitime au profit des bourgeois qui, depuis la Révolution Française, se sont agrégés sans difficulté à nos dirigeants. C’est là principalement le contenu du livre polémique rédigé en 1932 par Paul Nizan : Les chiens de garde.

Charles De Gaulle, oui et non

Le Général de Gaulle est une figure historique écrasante. Ce géant échoué sur Lilliput, cet homme à la fois glorifié et haï, suscite, 45 ans après sa disparition, toujours autant de controverses. Pour répondre à la demande de certains lecteurs, nous allons vous présenter quelques aspects distingués de De Gaulle et du gaullisme.

Les michetons à l’amende ! La fin des putains ?

L’Assemblée nationale a une nouvelle fois voté hier pour la pénalisation des clients de prostituées, en adoptant en deuxième lecture la proposition de loi renforçant la lutte contre la prostitution. Diktacratie.com avait proposé, il y a de ça un an et demi, une réflexion sulfureuse sur le sujet. Souvenez-vous :  J’ai jamais fréquenté de putain. Non pas que l’idée me répugne, mais j’en ai simplement pas cultivé l’occasion. Par contre des filles d’un soir, moyennant resto ou la promesse d’un lendemain, ça, j’en ai connu !

L’Europe à l’heure de la faim

Des enfants qui piochent dans les poubelles, d’autres qui ne parviennent plus à parler tant leur état de santé est précaire, niveau de sécurité alimentaire proche de certains pays africains, cette situation peu commune est celle vécue par la Grèce depuis de nombreux mois. Une situation qui annonce le retour de la misère caractérisée en Europe&;

Des mots pour subjuguer

« Va te faire enculer sale fils de ta race, fils de pute ! Va te faire sodomiser chez les macaques, salope de mes couilles, je nique ta chienne de mère et tous ses bâtards de mioches !… » Que reste-t-il de nos colères quand elles s’égarent dans l’injure ? Excès d’énergie ou crachats de nerfs, nos ressentiments se formulent toujours immodérément dans nos humeurs racistes, zoophiles ou incestueuses.

Héroïsme et propagande

De nouveau aujourd’hui, sortie d’une belle saloperie hollywoodienne ! Une asservissant d’autant mieux qu’elle alimente le fantasme d’une émancipation fruit d’un héroïsme difficilement envisageable aux communs des mortels. Les Avengers donc, pour la deuxième fois, tenteront de sauver les hommes des griffes du mal !

Il n’y a pas d’innocents

  Galvanisé par ma petite bourgeoisie urbaine, j’ai longtemps cru à la destinée tragique de l’Homme. Celle qui sauve votre conscience quand elle perçoit, trop lucide, qu’elle collabore si aveuglément à cette machine infernale fabriquant du désordre social. La vie est une vraie loterie : bien né, bien éduqué, bien logé, grande sera la probabilité de réussir là où ceux moins bien lotis luttent pour survivre. Mais ça tout le monde le sait, tout le monde le dit.

Internet a-t-il tout changé ?

Hier, la société du spectacle ne laissait à voir qu’elle même. A travers ses appendices (écrans, postes radios, journaux&;), elle imbibait les lieux de vie de son idéologie marchande. Ses canaux officiels jouissaient d’un monopole incontesté afin de répandre la bonne parole consumériste. Un monologue falsificateur occupait les ondes.

L’anarchie est morte, vive la démocratie !

L’anarchie, aujourd’hui, c’est un folklore. Se réclamer d’un monde sans ordre revient presque à promouvoir un chaos digne des pires barbaries de notre Histoire. Pour tout dire, tous ceux qui, depuis quelques décennies, se revendiquent comme anarchistes, s’accaparent outrancièrement une fierté et un prestige plus proches de la mystification que de la vertu. Ils sont les idiots utiles à toute réelle entreprise révolutionnaire.

Le partage du pouvoir

Aujourd’hui, la hiérarchisation verticale des rôles et des statuts est telle que l’on renonce sciemment à tout son bon sens sitôt que le chef en décide autrement. Aussi, il semble plus aisé de se soumettre à cette autorité totalitaire, que d’y opposer velléités et arguments – privilèges des décideurs !

Évolution ou révolution ?

Aujourd’hui encore on nous reproche de franchir certaines limites dans nos critiques politiques, nos analyses sociologiques ainsi que dans notre conception philosophique du monde. Pourtant nous argumentons dans nos divers textes, au fil des mois, le pourquoi et le comment de notre dialectique, démystifiant les rouages et les mécaniques qui font de ce monde ce qu’il est, et conditionnent ce que nous y sommes. Mais reprécisons cela très clairement. 

Pas de démocratie sans frontières

Un monde sans frontières n’est plus un monde. De fait, c’est un néant. D’où la vacuité du statut autoproclamé de «citoyen du monde», pauvre pirouette poétique éculée. Curieusement, il suffit que l’on parle de «frontières», pour que certains extirpent non pas leur revolver, mais tout au moins leur fiel atrabilaire.

Parlementarisme, déni démocratique et soumission à l’oligarchie

Tous les trois ou quatre ans, la démocratie bourgeoise accorde aux ouvriers le droit de glisser dans l’urne un bulletin de vote, ce qui ne l’empêche pas de les écarter du pouvoir pendant le reste du temps mais l’autorise à proclamer que c’est le peuple entier qui gouverne »
Ce qu’avançaient Nikolaï Boukharine et Evgueni Préobrajensky dans « L’ABC du communisme » conserve encore aujourd’hui toute sa pertinence.

L’oubli et ses vertus

« Le devoir de mémoire », leitmotiv du pouvoir depuis 30 ans, tend à transformer les citoyens en pleurnichards. Pas une semaine sans commémorations, dépôts de gerbe, reportages larmoyants. Tout est bon pour se souvenir, battre sa coulpe, baisser la tête. Les occasions de pleurer ne manquent pas : la collaboration, la déportation, le passé colonial

Front de Gauche  : analyse d’un échec

Alors que les crises économiques systémiques sur fond de crise morale se succèdent en Europe, n’importe quel observateur s’intéressant de près ou de loin à la politique ne manquera pas de s’étonner qu’en France, aucun parti d’opposition anti-capitaliste ne parvienne à percer aux élections nationales.

A qui profite le crime ?

Au final, rien n’a vraiment changé. C’est même pire&;pire qu’avant la kouachiasse. Y avait pourtant de quoi ébranler la donne, de quoi subvertir la populace&; Mais, comment un tel massacre a-t-il pu suscité une si nauséeuse mascarade ?

Une ombre plane sur l’Europe : c’est l’ombre du nationalisme

Lors d’une récente conférence donnée devant un parterre des quelques seniors qui hantent encore les bancs des rares associations affiliées au parti communiste, Emmanuel Todd a affirmé, avec honnêteté et dans le cadre d’un discours sincère et plein d’humour, qu’il ne comprenait plus ce qu’il se passait en ce moment. Il a admis, très sereinement, que ses méthodes habituelles qui lui avaient valu dans le passé le statut d’augure ne lui permettaient ni de saisir certains phénomènes présents, ni donc d’entrevoir l’avenir.

Vive les frontières !

Il est toujours bon à une époque où la notion de frontière cristallise bien des fantasmes de rappeler cette évidence historique :  les frontières ne naquirent pas d’un désir ou d’un besoin d’enfermer les peuples, mais d’un besoin qu’eurent ces derniers de se protéger.

Le pouvoir au peuple

Premier texte publié sur Diktacratie.com il y a trois ans, jour pour jour. Merci de votre fidélité, et continuons à provoquer le débat&;

Les créatures du Léviathan

L’Eglise ne doit pas commander. Politiquement parlant, elle ne le peut. Ses desseins transcendants demeurent hétérogènes aux lois physiques de notre monde visible, immanent. Les passions attachant les hommes à ce monde, et celles les reliant à l’au-delà, ne peuvent s’accommoder. Les âmes citoyennes ne peuvent communier dans un sanctuaire.

Républicains ou chrétiens ?

Le fantastique : un remède homéopathique face à l’aliénation de la société marchande

Avant toute chose, je tiens à faire remarquer que j’ai été, et suis encore un grand « consommateur » de fantastique : littérature, cinéma, jeux de rôles, jeux vidéos&; bref, l’échappée belle en terre donjon-et-dragon-esque ou en terre du milieu, sous toutes ses formes, est une pratique à laquelle je me suis adonné et m’adonne encore régulièrement.

Prévention ou contravention routière ?

La sécurité routière. Parlons-en. La nouvelle mode chez nos indignes représentants du peuple servile consiste à changer régulièrement la législation et les panneaux, pour sans cesse ralentir les automobilistes, à coup de dos d’ânes, de radars ou de limitations de vitesses abracadabrantesques. La logique derrière ce discours sécuritaire et infantilisant est implacable. Il y a trop de morts sur les routes. Derrière ce raisonnement résonnant de manière fort raisonnable se cache une autre vérité.

Bourgeoisie et propagande chez Victor Hugo

Il y a quelques mois j’accompagnais un groupe d’enfants visiter la maison de Victor Hugo, Place des Vosges. Une « visite culturelle » pour agrémenter les vacances de nos petits parisiens privés d’exode estivale. Heureusement, nous fûmes confiés à une conférencière inspirée nous contant de belles histoires de grand père !

Code Noir et Lumières Blanches

« L’homme blanc a fait du noir un homme » écrivait Victor Hugo.

Lors de son discours sur L’Afrique, le 18 mai 1879, notre emblématique intellectuel nous livra la face noire de sa morale engagée, déclarant : « Que serait l’Afrique sans les blancs ? Rien ; un bloc de sable ; la nuit ; la paralysie ; des paysages lunaires . L’Afrique n’existe que parce que l’homme blanc l’a touché ». Plus loin il affuble même le berceau de l’humanité d’un :

Le système ou les Hommes ?

Partons du postulat que nous voulons œuvrer pour le bonheur du plus grand nombre. Au travers de ce paradigme, chacun donne à voir son système de gouvernance idéal. Des royalistes convaincus, aux partisans d’un communisme prolétarien, en passant par les adeptes de la démocratie libérale ou par les sympathisants d’un régime parlementaire exclusif ou encore théocratique, et j’en passe… tout le monde semble posséder la formule magique.

Mariage pour personne !

Une semaine après le Grand salon du mariage de Paris et, la veille d’une nouvelle Manif pour tous, Diktacratie.com tient à rappeler sa position quelque peu singulière sur le sujet. Le débat est donc rouvert&;     Le mariage pour tous ? Une belle connerie ! Une de plus qui institue le malheur des hommes en postulant son bonheur.