raison

RÉALISE-TOI !

L’un dit : fais ta valise et songe à l’au-delà. L’autre le contredit en disant : défais ta valise. Tout se passe ici-bas.   Et plus personne ne sait s’il doit la fermer ou ouvrir le débat. Sur le temps qui s’en va de bas en haut et de haut en bas. Avec l’impression que plus rien ne va ! En vrai : ce n’est pas la joie… ce n’est plus la joie. Et on réalise qu’on ne peut se réaliser que si l’on se radicalise.

La déchéance de la rationalité

Les plus insensés prospèrent. Ce sont toutes sortes de folie qu'on libère pour nous rendre le monde un peu plus insaisissable. Pour gouverner le tout, on rend les parties ingouvernables. Le monde devient chaque jour un peu plus fou, un peu plus déraisonnable et de moins en moins gérable. Les syriens ne s'y retrouvent plus en Syrie, ni les libyens en Libye, ni les tunisiens en Tunisie.

La médiocrité française

 
Subjectivement, c'est toujours le sentiment qui prend les devants. Qui nous permet d'aller de l'avant. De s'emporter ou de l'emporter sur l'environnement. De vaincre sans chercher à convaincre. Ce n'est pas l'amour de la sagesse mais l'amour de la folie. Et inversement. La folie de l'amour. L'amour fou, absolu, inconditionnel. La Raison est bien entendu tenue à l'écart.

Rien ne s’excuse, tout s’explique !

Maintenant si tu tires dans le tas L'état te coupe les deux bras! Sans chercher à savoir si tu es dans un bon ou mauvais état... Ta raison a beau crier, on ne lui cèdera pas un iota. On ne s'embarrasse plus avec la question des fondements Seul importe le rendement. La nouvelle éthique rejette la logique! Elle ne supporte plus ses vieux principes Le principe de raison suffisante Qui stipule que rien ne se fait sans raison. Mais rien n'y fait, on ne retiendra que les effets On regarde le mal que ça fait Mais non pour quoi ça fait mal...

Rien ne justifie l'horreur

Faut-il réviser l’Histoire pour appréhender la vérité ?

Difficile d’écrire aussi raisonnablement qu’un Spinoza. Une philosophie agencée suivant l’ordre géométrique ; une Ethique par delà toute cacophonie lyrique. Pourtant ce chef d’oeuvre de la pensée occidentale a malheureusement peu inspiré les hommes, plutôt enclins à justifier leurs errances par la kyrielle de fables saturant notre Histoire depuis ses balbutiements littéraires.

49.3 : Losing my religion

Erre et aime : deux verbes qui en disent long sur notre parcours, fait d'erreurs et d'amours. Cette romance résume toute notre petite enfance, mélange de curiosité et d'innocence... Un désir qui découvre l'interdit et le transgresse petit à petit... jusqu'à ce qu'il soit assouvi. À cet âge, le plaisir n'a pas de prix, il est gratuit. L'errance jusqu'aux portes de l'adolescence... l'âge ingrat, où l'on cherche ce que l'on a. On cherche l'erreur. On cherche l'amour. On cherche le vide et on le trouve... quelque part dans l'inachevé...

Les créatures du Léviathan

L’Eglise ne doit pas commander. Politiquement parlant, elle ne le peut. Ses desseins transcendants demeurent hétérogènes aux lois physiques de notre monde visible, immanent. Les passions attachant les hommes à ce monde, et celles les reliant à l’au-delà, ne peuvent s’accommoder. Les âmes citoyennes ne peuvent communier dans un sanctuaire.

Républicains ou chrétiens ?

Narcissisme démocratique

Dans notre monde narcissisé, où c’est le « moi-je » qui prévaut, seul l’intérêt nous conduit à estimer autrui. Nous revêtons alors nos attraits les plus charitables, professant amour, générosité et tolérance. Mais en réalité nous y camouflons notre insatiable amour propre conjugué à notre esprit rapace &; voire commerçant pour les pires d’entre nous…