servitude

Les chiens de garde

  La philosophie nous enseigne la servitude. Elle la justifie et la légitime au profit des bourgeois qui, depuis la Révolution Française, se sont agrégés sans difficulté à nos dirigeants. C’est là principalement le contenu du livre polémique rédigé en 1932 par Paul Nizan : Les chiens de garde.

Les rafles voilées

L’Histoire est propagande. Les vainqueurs écrivent leurs légendes et les vaincus s’y soumettent. Des axes et des cycles balisés de lumières savantes canonisant toujours plus les pouvoirs en place. La moindre révision demeure délicate au point de devenir prohibée si elle dévoile l’embryon d’une imposture. La raison du plus fort est ainsi faite. Elle sacralise un passé pour mieux dominer le présent.

Évolution ou révolution ?

Aujourd’hui encore on nous reproche de franchir certaines limites dans nos critiques politiques, nos analyses sociologiques ainsi que dans notre conception philosophique du monde. Pourtant nous argumentons dans nos divers textes, au fil des mois, le pourquoi et le comment de notre dialectique, démystifiant les rouages et les mécaniques qui font de ce monde ce qu’il est, et conditionnent ce que nous y sommes. Mais reprécisons cela très clairement. 

Faut-il réviser l’Histoire pour appréhender la vérité ?

Difficile d’écrire aussi raisonnablement qu’un Spinoza. Une philosophie agencée suivant l’ordre géométrique ; une Ethique par delà toute cacophonie lyrique. Pourtant ce chef d’oeuvre de la pensée occidentale a malheureusement peu inspiré les hommes, plutôt enclins à justifier leurs errances par la kyrielle de fables saturant notre Histoire depuis ses balbutiements littéraires.

Les créatures du Léviathan

L’Eglise ne doit pas commander. Politiquement parlant, elle ne le peut. Ses desseins transcendants demeurent hétérogènes aux lois physiques de notre monde visible, immanent. Les passions attachant les hommes à ce monde, et celles les reliant à l’au-delà, ne peuvent s’accommoder. Les âmes citoyennes ne peuvent communier dans un sanctuaire.

Républicains ou chrétiens ?

« L’intérêt, qui aveugle les uns, fait la lumière des autres ».

Nous voilà plus heureux d’acheter une télévision que de dompter la liberté pour ce qu’elle est : le simple refus de la servitude. Alors on chante et on danse, que l’on soit acteur ou spectateur on s’en divertit. Réelle diversion donc, pour préserver l’ordre social par le contrôle de nos temps libres. On comprend mieux désormais en quoi notre vie professionnelle est calibrée pour ne garder que l’énergie nécessaire à notre abrutissement.