servitude volontaire

Quel est le livre le plus sulfureux de cette rentrée littéraire ?

Peut-on dire la vérité en démocratie ? Pourquoi personne ne se souvient de ce qu’il a fait le 29 septembre 2008 ? Qui de Sarko ou Hollande est le pire criminel de guerre ? Comment Chavez organisa-t-il une politique en faveur de son peuple ? Pourquoi nos élections présidentielles engendrent-elles toujours un bipartisme congénital ? Pourquoi être socialiste aujourd’hui ça n’est pas voter pour le candidat socialiste ?

Une saison en diktacratie

Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient. Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. -Et je l’ai trouvée amère. -Et je l’ai injuriée. Je me suis armé contre la justice. Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c’est à vous que mon trésor a été confié! Je parvins à faire s’évanouir dans mon esprit toute l’espérance humaine. Sur toute joie pour l’étrangler j’ai fait le bond sourd de la bête féroce.

Conquérir la démocratie

Quelle odieuse symphonie que cette partition où seuls les vainqueurs se font entendre en imposant leurs lois ! Et pourtant la majorité semble s’en satisfaire puisqu’elle y danse avec entrain en reprochant aux insoumis de fuir vers une liberté quelque peu vaine. Paradoxe de nos diktacraties libérales : celui cherchant à s’émanciper sera nécessairement perdant. Autrement dit si tu veux « bien » vivre, accepte ta servitude et arrête de te plaindre !

La rançon de la servitude

Je vois des générations entières condamnées, astreintes tous les jours à la même misère, dans le bourbier du travail précaire qui est juste bon à servir les intérêts de quelques-uns. Nos vies, sont vides de buts véritables. Nos volontés sont ici réduites à nos désirs.

Héroïsme et propagande

De nouveau aujourd’hui, sortie d’une belle saloperie hollywoodienne ! Une asservissant d’autant mieux qu’elle alimente le fantasme d’une émancipation fruit d’un héroïsme difficilement envisageable aux communs des mortels. Les Avengers donc, pour la deuxième fois, tenteront de sauver les hommes des griffes du mal !

Il n’y a pas d’innocents

  Galvanisé par ma petite bourgeoisie urbaine, j’ai longtemps cru à la destinée tragique de l’Homme. Celle qui sauve votre conscience quand elle perçoit, trop lucide, qu’elle collabore si aveuglément à cette machine infernale fabriquant du désordre social. La vie est une vraie loterie : bien né, bien éduqué, bien logé, grande sera la probabilité de réussir là où ceux moins bien lotis luttent pour survivre. Mais ça tout le monde le sait, tout le monde le dit.

Internet a-t-il tout changé ?

Hier, la société du spectacle ne laissait à voir qu’elle même. A travers ses appendices (écrans, postes radios, journaux&;), elle imbibait les lieux de vie de son idéologie marchande. Ses canaux officiels jouissaient d’un monopole incontesté afin de répandre la bonne parole consumériste. Un monologue falsificateur occupait les ondes.

L’anarchie est morte, vive la démocratie !

L’anarchie, aujourd’hui, c’est un folklore. Se réclamer d’un monde sans ordre revient presque à promouvoir un chaos digne des pires barbaries de notre Histoire. Pour tout dire, tous ceux qui, depuis quelques décennies, se revendiquent comme anarchistes, s’accaparent outrancièrement une fierté et un prestige plus proches de la mystification que de la vertu. Ils sont les idiots utiles à toute réelle entreprise révolutionnaire.

Évolution ou révolution ?

Aujourd’hui encore on nous reproche de franchir certaines limites dans nos critiques politiques, nos analyses sociologiques ainsi que dans notre conception philosophique du monde. Pourtant nous argumentons dans nos divers textes, au fil des mois, le pourquoi et le comment de notre dialectique, démystifiant les rouages et les mécaniques qui font de ce monde ce qu’il est, et conditionnent ce que nous y sommes. Mais reprécisons cela très clairement. 

Le salariat béat

Il en est de certains salariés comme de ces animaux de compagnie en état de dépendance affective vis à vis de leur maître. Après tout, leur patron leur reverse un salaire, et ils leur doivent donc les bienfaits qui en découlent : confort matériel et position sociale, tout ce qui constitue une vie bien remplie et épanouissante de petit boy-scout docile.

Notre démocratie est une imposture

J+1 après la nouvelle mascarade électorale ! Qui a inséré son petit bulletin dans le fion de la démocratie ? Sûrement pas nous ! A part une invitation quelque peu délétère à massacrer votre carte d’électeur, vous attendiez quoi des clampins de Diktacratie.com ? 60 propositions pour autant de mensonges ? Nous ne mangeons pas de ce pain là. Car avant d’avoir faim de pouvoir, nous avons surtout soif de liberté. Et selon notre dialectique, celle-ci ne se monnaie pas contre un vulgaire bout de papier !

Le criminel

C’est toi le criminel, ô Peuple, puisque c’est toi le Souverain. Tu es, il est vrai, le criminel inconscient et naïf. Tu votes et tu ne vois pas que tu es ta propre victime. Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre, comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ?

Colères interdites en diktacratie

Ha Zlatan, sache qu’au pays des droits de l’homme tu as le devoir de fermer ta gueule. Pourtant rien de plus libérateur que d’exprimer sa colère quand ceux sensés harmoniser nos luttes dérogent à leurs tâches. Le problème c’est que dans un pays où la liberté s’évertue à quelques moqueries formatées sur les plus faibles et les idiots utiles, celui qui se révolte contre les puissants risque fort la punition.

Pour en finir avec notre diktacratie

Quelques compagnons dissidents, aux idéaux malgré tout bien distincts, aiment à stigmatiser nos aspirations politiques originales en n’hésitant plus à railler notre « démocratite » aigüe. Une maladie émergeant en Grèce à l’ère de Périclès et trouvant son acmé quelques siècles plus tard, sur une terre d’anciens esclaves, dans les Russies oubliées.

Peut-on fuir le pouvoir ?

Il n’y a que deux moyens pour assujettir le peuple : le contraindre ou le tromper. La contrainte abuse toujours de sa violence. Elle franchit donc à terme la limite et finit par réveiller en nous des instincts de contestation capables de freiner l’efflorescence de son pouvoir. La duperie jouit de l’invisibilité de pouvoirs plus efficaces: ceux que le marché polit méthodiquement pour mieux prospérer.

Petit éloge de l’excès

Je croirai en Dieu le jour où je le verrai danser. »    -F. Nietzsche
- On peut dire ce qu’on veut du génie humain, à force de gratifier les mâles dominants, les forts en fer, les mangeurs d’os, de laisser les vainqueurs écrire l’histoire et les marchands s’emparer du vivant avec une marge de quinze pour cent pour les actionnaires, le résultat n’est pas bien marrant.

A qui profite le crime ?

Au final, rien n’a vraiment changé. C’est même pire&;pire qu’avant la kouachiasse. Y avait pourtant de quoi ébranler la donne, de quoi subvertir la populace&; Mais, comment un tel massacre a-t-il pu suscité une si nauséeuse mascarade ?

Votre opinion ne compte plus

Nous le peuple, servons le pouvoir d’une bourgeoisie, qui au cours des deux derniers siècles a acquis les outils nécessaires à notre soumission : les appareils politiques et le pouvoir militaire, les réseaux médiatiques et leur culture de masse, alimentés par leur exponentiel pouvoir économique.

Psychologie des foules

La foule est conduite presque exclusivement par l’inconscient. Ses actes sont beaucoup plus sous l’influence de la moelle épinière que sous celle du cerveau. Les actes exécutés peuvent être parfaits quant à leur exécution, mais, le cerveau ne les dirigeant pas, l’individu agit suivant les hasards des excitations.

La diktacratie en marche !

Quel rassemblement ! Quelle masse ! Quelle communion !… Historique ! Dimanche, quatre millions de français ont défilé contre le terrorisme et pour la liberté. Putain que c’était beau, émouvant comme si Bruel, Grand Corps Malade et Joey Starr chantaient en choeur « Qui a le droit ? ».

Marche en capitale diktacratienne

Paris, maintenant que t’as étalé ton indignation, comptes-tu enfin te réveiller ? T’affranchir ? Terrifié, tu t’es rassemblé massivement jusqu’à te proclamer nombril du monde. Victime occasionnelle, tu as rayonné tel un martyr suprême. De manière pornographique. Comment ta chorale internationale a pu dissoner de la sorte ? Face à l’arrogance de ton show, ô combien a-t-il fallu être licencieux pour avoir eu envie de vomir ! Quoique&;

Le pouvoir au peuple

Premier texte publié sur Diktacratie.com il y a trois ans, jour pour jour. Merci de votre fidélité, et continuons à provoquer le débat&;

Hé Charlie, peut-on rire de tout ?

L’ultime caricature de Charb fut sans doute la meilleure de sa carrière. Car prophétique. Alors, ça fait comment quand les mercenaires de Mohamed-sala-Allah ‘alih-wa-salam viennent présenter leurs voeux ? À mourir de rire. Il y a comme un vent de colère qui anime ce début d’année 2015. Certains l’expriment avec lyrisme, d’autres à la kalachnikov ! Rien n’est anodin en diktacratie

Qu’est ce qu’on attend, François ?

Merci Président pour ta prestation qui, de nouveau cette année, nous a rassurés quant à nos apathies politiques. Combien faut-il avoir de convictions vérolées pour nous affliger de tels boniments un soir de réveillon ! Cintré et saupoudré pour la circonstance, tu as su nous parler souverainement : droit dans la caméra. Nos sorciers de la propagande t’avaient parfaitement rafistolé. Comme un Berlusconi.

Si on ne leur obéit pas…

Le monde n’est pas près de changer. Et cela convient parfaitement à nos bourgades repues de petits fonctionnaires vaniteux et de populace aliénée. Qu’on soit partisan du mérite ou prosélyte de justice, qu’on soit rebelle de papier ou réac médiatique, c’est toujours la même rengaine : on érige, pour nous représenter, des hommes qui n’ont, tout compte fait, qu’une seule ambition : accéder puis se maintenir au pouvoir.

Volonté générale ou servitude volontaire ?

Il devient préoccupant de constater à quel point aujourd’hui (surtout après la sortie de notre livre) l’opinion publique estime toujours la prise de décision à la majorité comme une spécificité foncièrement démocratique. Ainsi, il suffit qu’une grande partie de la population s’accorde sur une envie particulière pour que leur velléité devienne loi. Il n’y aurait qu’un pas entre le désir du plus grand nombre et la volonté générale. Un pas se révélant être celui de la dictature de la majorité.

Alain Soral, meilleur ennemi de la diktacratie

Qui veut la peau d’Alain Soral ? Certainement pas nous ! Et ce, même si des points de divergence se manifestent entre notre radicalité démocratique et son pragmatisme social. C’est ainsi, d’ailleurs, que nous sombrons parfois dans les méandres d’un égalitarisme utopique, alors que notre sulfureux dissident s’inscrit dans un monde, certes réactionnaire, mais bien plus réel. Mais là n’est pas le plus important. Il faudrait avant tout regarder du coté de la base ontologique. Détaillons cela.

Egalité

Pas de liberté sans égalité

Voilà que certains nous reprochent de sortir un livre ! Ils vont jusqu’à dauber notre sous-titre : Pas de liberté sans égalité. Ces matamores crient au complot franc-maçon. Ils profèrent que le mot égalité est vérolé par la secte du triangle. Marrant ça quand on sait le nombre démesuré de leurs grades ; leur bouquet hiérarchique est quand même une insulte à nos aspirations égalitaristes !

La diktacratie contre le peuple

La diktacratie n’a peur d’aucun parti. Par contre elle craint le peuple ! Elle craint le peuple conscient de lui-même, c’est-à-dire capable de se fédérer autour de ses intérêts fondamentalement communs.

La servitude volontaire

« Le peuple, dès qu’il est assujetti, tombe soudain dans un si profond oubli de sa liberté qu’il lui est impossible de se réveiller pour la reconquérir ».

Personne ne dira jamais mieux qu’Etienne de La Boétie notre servitude volontaire. Les hommes veulent servir. Ne leur parlez pas de liberté, ils n’y aspirent qu’en rêve ou en théorie. Leur réelle ambition ? Leur but ? Acheter avec l’argent qu’ils n’ont pas le fantasme d’une réussite sociale.

Les appâts de la servitude

A l’heure où le salariat englobe une majorité de la population, il n’est plus question de concevoir une autorité par la force mais plutôt d’élaborer les outils les plus efficaces pour obtenir le meilleur consentement possible d’un peuple qui, s’il était uni et éclairé, pourrait renverser n’importe quel pouvoir. Il s’agit de forger les consciences de façon mécanique et inconsciente pour qu’elles s’en remettent aux puissants qui organiseront ainsi les désirs et la vie de chacun.

Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres.

Ils sont vraiment extraordinaires, les récits de la vaillance que la liberté met au coeur de ceux qui la défendent ! Mais ce qui arrive, partout et tous les jours : qu’un homme seul en opprime cent mille et les prive de leur liberté, qui pourrait le croire, s’il ne faisait que l’entendre et non le voir ? Et si cela n’arrivait que dans des pays étrangers, des terres lointaines et qu’on vînt nous le raconter, qui ne croirait ce récit purement inventé ?