Spartacus

Conquérir la démocratie

Quelle odieuse symphonie que cette partition où seuls les vainqueurs se font entendre en imposant leurs lois ! Et pourtant la majorité semble s’en satisfaire puisqu’elle y danse avec entrain en reprochant aux insoumis de fuir vers une liberté quelque peu vaine. Paradoxe de nos diktacraties libérales : celui cherchant à s’émanciper sera nécessairement perdant. Autrement dit si tu veux « bien » vivre, accepte ta servitude et arrête de te plaindre !

Les rafles voilées

L’Histoire est propagande. Les vainqueurs écrivent leurs légendes et les vaincus s’y soumettent. Des axes et des cycles balisés de lumières savantes canonisant toujours plus les pouvoirs en place. La moindre révision demeure délicate au point de devenir prohibée si elle dévoile l’embryon d’une imposture. La raison du plus fort est ainsi faite. Elle sacralise un passé pour mieux dominer le présent.

L’anarchie est morte, vive la démocratie !

L’anarchie, aujourd’hui, c’est un folklore. Se réclamer d’un monde sans ordre revient presque à promouvoir un chaos digne des pires barbaries de notre Histoire. Pour tout dire, tous ceux qui, depuis quelques décennies, se revendiquent comme anarchistes, s’accaparent outrancièrement une fierté et un prestige plus proches de la mystification que de la vertu. Ils sont les idiots utiles à toute réelle entreprise révolutionnaire.

Notre démocratie est une imposture

J+1 après la nouvelle mascarade électorale ! Qui a inséré son petit bulletin dans le fion de la démocratie ? Sûrement pas nous ! A part une invitation quelque peu délétère à massacrer votre carte d’électeur, vous attendiez quoi des clampins de Diktacratie.com ? 60 propositions pour autant de mensonges ? Nous ne mangeons pas de ce pain là. Car avant d’avoir faim de pouvoir, nous avons surtout soif de liberté. Et selon notre dialectique, celle-ci ne se monnaie pas contre un vulgaire bout de papier !

La servitude volontaire

« Le peuple, dès qu’il est assujetti, tombe soudain dans un si profond oubli de sa liberté qu’il lui est impossible de se réveiller pour la reconquérir ».

Personne ne dira jamais mieux qu’Etienne de La Boétie notre servitude volontaire. Les hommes veulent servir. Ne leur parlez pas de liberté, ils n’y aspirent qu’en rêve ou en théorie. Leur réelle ambition ? Leur but ? Acheter avec l’argent qu’ils n’ont pas le fantasme d’une réussite sociale.

Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres.

Ils sont vraiment extraordinaires, les récits de la vaillance que la liberté met au coeur de ceux qui la défendent ! Mais ce qui arrive, partout et tous les jours : qu’un homme seul en opprime cent mille et les prive de leur liberté, qui pourrait le croire, s’il ne faisait que l’entendre et non le voir ? Et si cela n’arrivait que dans des pays étrangers, des terres lointaines et qu’on vînt nous le raconter, qui ne croirait ce récit purement inventé ?