Staline

Pas de salut pour les Bisounours

Le Bisounours est celui qui croit savoir quel cheval va remporter la course. Il croit que le pouvoir est entre les mains de celui qui tient les cordons de la bourse. Il rêve en douceur et proteste quand on le traite de doux rêveur. Il n'est pas lucide... Il est stupide Il croit à la race pure... Et de ses impuretés il n'en a cure! Il croit à la grandeur de la Nation En ignorant qu'elle est issue de ses hallucinations. Il croit à un sens inné de la patrie Sans se souvenir qu'il ne s'agit que d'un parti pris. Le Bisounours n'est pas celui qui a les yeux fermés

Trois photos du général

La politique ne m’intéresse que lorsqu’elle est située sur le terrain tragique et qu’elle met aux prises un individu, l’histoire et le destin. Autant dire que, né en 1959, je n’ai jamais eu l’occasion de me passionner pour les péripéties qui ont conduit au pouvoir un banquier matois, un inspecteur des finances arrogant, un avocat véreux et un énarque impulsif, tous complices de ceux qui ont installé l’histoire dans le registre hystérique et décérébré de la comédie de boulevard.