éternité

Le livre d’Allah

J'ai beau m'y aventurer, je ne lèverai jamais le voile sur ta part de mystère Tout ce que je puis dire, c'est de quoi tu as l'air ? - je dirais : de l'œil de Dieu sur terre À chaque fois que j'ouvre les yeux, je te nomme, je te donne le même nom que mon âme. Pour t'identifier, je ne peux faire autrement que m'identifier à toi. Tu es l'amour, le plus court parcours entre moi et moi-même.

L’obsolescence des Amours

On peut le déplorer... on peut le regretter mais on aura du mal à le contester : l'éphémérité de nos amours est un fait incontesté... incontestable. On l'a plus d'une fois éprouvé même si on s'évertue à le désapprouver... Nos amours ont une durée limitée... quasiment mesurable... on est loin de l'incommensurable!

Le pouvoir de l’ivresse

Quand on veut se délivrer d'une insupportable pression, on a besoin de haschisch... dit Nietzsche qui usait et abusait de Wagner pour s'envoyer en l'air. Eh bien ! Moi j'ai besoin de Nietzsche et de Baudelaire parce que j'estime que la sagesse importe moins que l'ivresse. Car, sans l'ivresse, nous confesse Nietzsche, il n'y a point de sagesse possible. Il faut donc sauver toutes les espèces d'ivresses... qui ont une puissance d'art, qui font de l'art en puissance. Avant tout, dit Nietzsche l'ivresse de l'excitation sexuelle, la forme la plus ancienne et la plus primitive de l'ivresse.